conseils

Mon humaine et moi sommes souvent sollicités par des particuliers qui ont recueilli un corvidé.

Et c’est toujours avec plaisir que nous essayons d’aider au mieux. Alors, n’hésitez pas à m’écrire, je réponds toujours, et encore plus vite quand il y a un numéro de téléphone à contacter.

VOUS AVEZ TROUVE UN OISILLON  

(toutes les infos ici : http://www.ladel.fr/avez-trouve-oisillon/ )

La première chose à savoir, est que nos parents ne nous abandonnent JAMAIS . Au contraire, ils sont même capables de nous chercher, assez loin de chez nous , et de nous défendre âprement.

Donc, quand on croise un oisillon au sol, (s’il est plumé) , c’est en général parce qu’il a glissé de sa branche.

Il suffit donc de le replacer en hauteur, pour éviter qu’un chat ou un chien ne le croque. S’il n’est pas possible de le placer facilement, une cagette à bords bien hauts, tapissée de papier absorbant et d’herbes sèches ou de foin, sera fixée en hauteur.

A moins d’être équipé de bonnes jumelles, de s’armer de patience -plusieurs heures- et de se placer à très grande distance (plus de 50 mètres), vous ne verrez pas les parents nourrir l’oisillon. En effet, pour éviter que le petit ne soit repéré, ils se feront le plus discrets possible. Cependant, en retournant sur place le lendemain, s’il y a présence de fientes dans la cagette, vous aurez confirmation que le bébé est bien sous la protection de sa famille.

Dans le cas exceptionnel ou les parents sont morts (puisqu’en France, on peut tuer les corvidés pendant la période de reproduction !! ), les meilleures chances que vous puissiez donner à l’oiseau est de l’adresser à un centre de sauvegarde (voir la liste sur le site de LADEL ici. )

Malheureusement, s’il n’y en a pas à proximité, il vous reviendra de nourrir l’oiseau jusqu’à son départ.

NOURRIR L’OISILLON

Ce qui veut dire :

  • être impérativement disponible toutes les 2 heures , pendant 1 mois pour une pie, et 2 à 3 mois pour un corbeau/corneille
  • disposer d’un jardin dans lequel l’oiseau pourra sortir librement, sans voisins proches.
  • pouvoir élever celui-ci hors des contacts autres que ceux qu’il entretiendra avec son unique nourrisseur. Il en va de sa survie future. Trop habitué à l’humain, il ne pourra nouer des liens avec ses congénères, et sera en grand danger. (A ce sujet, l’expérience montre que les contacts avec les enfants génèrent presque tout le temps des comportements gênants chez l’oiseau)

Si vous ne pouvez remplir TOUTES ces conditions, je vous encourage vivement à prendre contact avec nous, afin que nous trouvions une solution sérieuse.

Que lui donner ?

  • de la viande de poulet enrichie de calcium (poudre d’os, ou carbonate de calcium (compter 1% de la ration) , ou complément à acheter chez le vétérinaire)
  • des croquettes pour chatons (et pas pour chat ou chien) de bonne qualité, et sans lactose. Les faire gonfler dans l’eau jusqu’à ce qu’elles soient tendres.
  • des vers de farine dont on écrase la tête (ou que l’on noie) pour éviter qu’ils ne s’accrochent au passage.
  • de l’œuf battu en omelette et cuit (avec la coquille s’il s’agit d’un œuf « bio ».
  • Quand l’oiseau mangera seul, on peut varier son alimentation. Ils sont omnivores, il est néanmoins conseillé d’éviter les plats préparés (pizza, gâteaux et autres … contenant peu d’éléments nutritifs)

Ne jamais donner :

  • d’avocat
  • de lait
  • de sucre / sel . Le pain donne une sensation de satiété et aucun élément nutritif, de sorte que les oiseaux sont rapidement carencés. A éviter, donc.

OU LE FAIRE VIVRE 

Ces animaux (appartenant à la faune sauvage, dont la détention est par conséquent interdite) NE SUPPORTENT PAS DE VIVRE EN CAGE. Même  si rien ne vous permet de l’envisager, devant la douceur et l’intelligence que vous offrira l’oisillon dans ses premiers mois de vie, sachez pourtant que celui-ci évoluera considérablement, et souffrira rapidement de ses conditions de détention. Un peu comme si l’on envisageait de garder son enfant toute sa vie dans son couffin … (oui, je sais, c’est là qu’ils sont les plus mignons ! Mais quand même !…)

Il en résulte toujours par ordre d’apparition :

  • des problèmes de plumage
  • des atrophies musculaires
  • puis, après la puberté, des problèmes comportementaux, aboutissant en général à la condamnation de l’animal. En effet, personne ne peut supporter un oiseau dangereux, criant en permanence, et se blessant par des comportements de stéréotypie.

ACCOMPAGNEMENT & REMISE EN LIBERTÉ

Les conditions d’accompagnement idéales, pour ces oiseaux, sont donc la possibilité de vivre libres (dedans et dehors), sous votre protection tant qu’ils sont jeunes -3/4 premiers mois environ-, puis en continuant de bénéficier de votre aide, nourriture, abri éventuel … Ceci n’est possible que si vous disposez d’un grand terrain, sans voisins proches. Il ne devra voir pendant toute cette période qu’une seule personne, et n’avoir aucun contact avec des enfants.

Si vous vivez à moins d’1 km du site de découverte, ne coupez pas le contact entre le petit et ses parents. Pour celà, tous les 2 à 3 jours, sortez le juvénile pendant 30 mn environ, afin que ses parents le voient. Dès que le petit sait voleter depuis le sol (après 10 jours environ) , vous pouvez le percher dans un arbre haut. Ses parents l’inciteront à passer de branches en branches, pour se mettre en sécurité.

Attention à ne pas le familiariser. En effet, l’oiseau n’ayant pas les mêmes «limites de propriété» que nous, il ira immanquablement visiter les maisons environnantes. Il est rare que les gens supportent longtemps un oiseau qui crotte partout et casse les objets. C’est ainsi que des oisillons finissent chaque année tués par le voisinage. C’est pourquoi, il vous faut absolument limiter les contacts avec le petit, et le rendre à ses parents le plus rapidement possible .

Précision: Vous avez peut-être déjà eu l’occasion de sauver et relâcher des oisillons d’autres espèces? Or, les corvidés sont très particuliers… Ne croyez donc pas que vos précédentes expériences puissent s’appliquer, vous risquez de très mauvaises surprises!

Ces conseils vous ont aidé ? Sachez que nous accompagnons chaque année plus de 300 oiseaux, via leur découvreur, ou au sein du Sanctuaire, sans aucune subvention. Manifestez votre reconnaissance en faisant un petit geste :

1€ pour nous aider à continuer

En cas de besoin, visitez l’onglet « mon association« , et n’hésitez pas à prendre contact .

Pour les cas d’oiseaux handicapés ne pouvant être relâchés dans la nature, et amenés à rester sous votre protection, l’association a réalisé un document utile, afin de favoriser une cohabitation harmonieuse (à télécharger) : conseils_vie_commune

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :