2012, l’année des changements !

Vous vous rappelez le cadeau empoisonné que le Père Noël m’a amené? Le chat ?

Je vous avais bien dit que j’aurai ma revanche?

Héhé ! C’est fait !

Tout d’abord, un peu d’histoire:

Ce chat-là, échoué en plein épisode d’inondation, alors que le Rhône menaçait d’envahir la plaine où je vis, méritait bien le nom de Moïse. Et si le Moïse biblique fut sauvé des eaux, il faut bien reconnaitre que vues les conditions de son abandon, celui-ci fut sauvé des sots. (paske quand même, choisir ce moment où ils n’avaient aucune chance pour balancer les chatons, c’est lamentable, non?) Et comme Elle aime bien mettre son grain de sel partout, Moïse s’est singularisé en Mô Iss, qui parait-il va bien avec son petit air asiatique …

Bref, revenons à ce qui nous passionne : MOI !

Ce chat ingrat, qui a survécu un temps grâce à ses excellentes dispositions de chasseur (il nourrissait même sa soeur, avant de se laisser apprivoiser par Elle), a cru que j’étais son casse-croute servi à domicile. Il essayait de passer ses pattes à travers les barreaux de ma cage, passait des heures à me fixer (bon, j’aime bien qu’on m’admire, mais là, y’avait comme un truc un peu malsain, vous voyez?)

La gestion de notre quotidien était assez sportive. Elle n’était pas rassurée, car la moindre griffure ou morsure des mammifères peut m’être fatale. Nous, les oiseaux, on ne sait pas lutter contre les bactéries qui sont les vôtres, humains, chiens ou chats …

Alors, pour qu’on ne se croise pas, Elle gardait le chat dans ses bras pour lui faire traverser notre pièce de vie.

Et moi, petit à petit, me rendant compte qu’Elle me préservait du danger, je me suis enhardi. Vous me connaissez : jsuis pas un dégonflé, hein!

Alors, j’ai tenté de me percher sur son épaule pendant qu’Elle le portait. Héhé, il m’a même pas touché !

Le lendemain, j’ai voulu tenter un truc: je me suis mis sur son épaule, comme la veille, et, l’air de rien, ping! j’ai balançé un bon coup de bec sur le traître chat (en plus, j’commence à saturer un peu de le voir tout le temps en train de profiter d’elle ; et que je ronronne, et que je me frotte, bon! Ho ! Ca va, hein!)

Hé ben, je vous dit pas la trouille qu’il a eu le greffier !

A partir de là, ma vie s’est transformée (et la sienne aussi  )

Voyant que le rapport s’est inversé, elle nous laisse maintenant évoluer ensemble, sous sa surveillance.

Je vous dit même pas comme c’est drôle : dès que Mô Iss pointe le bout de son nez, dans MON salon, je lui court après en grognant, et pfffffff il s’enfuit se réfugier dans la chambre (là, j’ai pas accès, sinon parait que c’est plus une vie)

Bon, des fois, je suis occupé à autre chose (hé oui, ça demande de l’application de démonter une maison morceau par morceau ), alors je le laisse rester avec nous. Mais s’il a le malheur de monter sur MON canapé, ou de s’approcher de MES jouets (tout ce qu’il y a dans la pièce, en fait), hop! Je remets les pendules à l’heure ! Un bon coup de bec sur la queue, et c’est réglé pour la journée .

A l’extérieur, par contre, j’ai décidé d’être plus tolérant. Me demandez pas pourquoi. C’est comme ça, j’ai décidé.

Pourtant, il est pas très malin : il a toujours pas trouvé comment s’amuser avec des petites boules végétales:

Pourtant, je lui explique patiemment :

Voyez, là, on pourrait presque croire qu’on est complice :

L’avenir nous réserve surement encore quelques modifications dans notre relation,

mais chuuut …

Février 2012

Février, mois court, mois froid …

Mais cette année, c’est sibérien

Depuis 1956, qui zavaient pas vu ça, les vieux du pays !

Pendant presque 15 jours, les températures sont descendues à -18° à cause du Mistral!

Moi, évidemment, j’ai pas mis le bec dehors!

Mais, même dans la maison, gla-gla! Elle arrivait pas à chauffer au-dessus de 11°. Alors je me perchais à la verticale du radiateur, histoire de me chauffer le croupion !

Pendant ce temps, Elle passait ses journées à tenter d’abreuver et nourrir les oiseaux du secteur, sans compter le vieux cheval et les chèvres. Dans les bassines, l’eau gelait en moins d’une heure. Inutile de vous dire qu’Elle était occupée …

Bref, tout passe, même la glace ! (jolie rime, non?  )

Alors, dès qu’il a cessé de geler, on s’est offert une séance de volière, à l’abri du vent. Mmmm

Mon regard d’aigle :

Mon oeil de linx:

Je sais aussi faire mon coquet, en penchant légèrement la tête, comme ça :

Voilà ! J’ai survécu au froid sibérien, maintenant, à moi le printemps, le retour d’hormones, les grands changements…. Enfin, je vous raconterai tout ça dans le prochain épisode …

Mars 2012

Hé ben ! On pourra dire que Mars, c’est le mois qui bouge !

Premier changement : mon corps !

Ben voilà, comme l’an dernier, et probablement comme les années qui viendront, en mars, jsais pas ce qui m’arrive, je suis énervééé.

Je tiens pas en place! A peine réveillé (6h30), faut que ça saute  !

Je vole partout, je vocalise à fond , je saute d’occupations en bêtises, et vice-versa !

Je lui saute dessus, je veux plus qu’Elle me laisse seul. Si Elle quitte la pièce, je hurle.

Et si Elle a le malheur de m’amener dans la volière, je me jette sur le grillage en faisant un tel cirque qu’Elle est bien obligée de m’emmener partout avec Elle.

En fait, j’ai l’impression que je ne me contrôle plus !

Heureusement, le chat est là, pour que je passe un peu mes nerfs dessus. Du coup, dès que je me réveille, il demande à sortir, c’est pas drôle!

Alors je me perche devant la fenêtre, et je crie encore plus fort !

Mais n’allez pas penser que je deviens fou! Non, non ! Il parait que ce sont les hormones !

C’est pas ma faute! J’ai beau être un peu humain, je subi quand même les lois de la nature! Alors, Elle n’a qu’à gérer… parait qu’à un moment, ça va se calmer …

En attendant, dès que je vois une humaine, je fais l’impossible pour la séduire.

J’en arrive même à me faire des parades à moi-même :

Deuxième changement :ya du boulot !

Les temps étant durs (la crise, tout ça … ) c’est facile pour personne de trouver du travail.

Mais pour Elle, c’est encore pire!

Ben oui, je vous rapelle que si Elle me laisse seul la journée, ça ne va pas aller du tout dans ma p’tite caboche de piaf

Alors comme j’lui ai dit : « c’est simple, faut trouver un boulot où t’amène ton corbeau » ! Facile, non ?

Hé bien, vous savez quoi? Le bon dieu des corbeaux est avec moi! Si si !

Paske ça y est !  On va aller travailler tous les deux chez Brice !

Elle est trop contente!

Brice, c’est le mari de Sonia, vous savez, Sonia ! Celle pour qui je fond, dans ma séance photo (https://corbeaulazare.wordpress.com/2011/11/15/ma-seance-photos-de-star/)

Hé ben, il est d’accord pour que je vienne au travail avec Elle, et il a même dégagé un petit coin pour y installer ma cage, quand Elle en aura assez que je sois sur son bras.

Brice, on pourra dire que c’est mon bienfaiteur !

Et enfin ………. : Les quartiers d’été

L’idée était de s’installer, de façon à pouvoir être au maximum près du cheval (qui vieillit …) et des biquettes, et autres sauvetages d’été …

Voici donc, arrivée le 20 mars, jour du printemps, Nicole, la caravane des années 70 (Nicole, du nom de la généreuse donatrice qui a permis cette acquisition)

Maintenant, ya plus qu’à se mettre au boulot !

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One response to this post.

  1. Posted by solange on 31 janvier 2012 at 13:45

    Je suis contente de voir que vous vous entendez bien tout les deux ! Il s’est fait dresser, le chat !

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